L'invention de Hugo Cabret (Brian Szelnick)
Le film m'avait assez plu mais m'avait un poil chiffonnée, et en découvrant qu'il était tiré d'un livre j'en avais été très curieuse et j'y avais placé l'espoir d'y retrouver les bonnes idées du film sans ses défauts.
C'est gagné

Hugo Cabret est un orphelin. Son oncle l’héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, le garçon a une obsession : achever de réparer l’automate sur lequel son père travaillait avant de mourir dans l’incendie du musée où il était employé. Hugo est persuadé que cet automate a un important message à lui délivrer…
Une fillette amoureuse des livres, un vieux marchand de jouets, hargneux, une clé volée, un dessin mystérieux, un précieux carnet de croquis forment les rouages de cette fascinante énigme.
Brian Selznick, à fois conteur, dessinateur et concepteur de livres, mêle l’illustration, le roman en image et le cinéma pour créer une forme de récit inédite et offrir au lecteur une expérience unique.
D'abord, y'a pas à dire, pour l'ambiance le livre se pose là.
Rien que la couverture et la mise en page intérieure, c'est très classe et vintage.
Ca rappelle les grands classiques du genre, tout en restant très original.
Et les imges les plus esthétiques qui justifiaient le film prennent ici toute leur valeur, avec une finesse des traits et une douceur du dessin absolument remarquables.

*
"Au matin, les horloges de la gare attendent, comme toujours.
Sa tournée terminée, Hugo se lave le visage et les mains dans sa cuvette. Il a soif et très envie d'une tasse de café bien chaud. C'est impossible à voler, il faut qu'on vous le serve. En fouillant ses bocaux, il récupère quelques pièces.
Assis seul à une table, il commande son café. Il préfère payer quand il le peut avec la menue monnaie qu'il ramasse ici et là pendant la semaine, et il veille à ne pas dérober ce dont d'autres risquent d'avoir besoin. Ses vêtements proviennent des objets trouvés, il fait les poubelles pour y prendre du pain dur. Parfois, tôt le matin, il s'autorise à chaparder une bouteille de lait frais ou une pâtisserie sur la terrasse du café, comme son oncle le lui a enseigné. Les jouets sont une exception évidente au règles qu'il s'est données.
Le café est trop chaud. Pendant qu'il refroidit, Hugo regarde la foule des voyageurs qui se hâte à travers l'immense gare vers des milliers de destinations. Lorsqu'il les observe d'en haut, il les voit comme les rouages d'une grande machine tourbillonnante, mais, d'en bas, ce n'est plus que cohue bruyante et bousculade sans rime ni raison."
*
Les personnages y sont beaucoup plus naturels, on est tout de suite en phase avec chacun d'eux - et ça pour moi c'est la grande différence qui change tout par rapport au film ^^

Et par sa forme, ce livre est très intéressant: quelques pages de texte régulièrement entrecoupées d'une belle illustration, mais aussi souvent toute une séquence de pages d'ilustrations, sans paroles, comme des instantanés.
Ca rend l'ouvrage très vivant, et ça ponctue le texte de petites pauses qui lui donnent un peu de recul, de perspective: c'est très agréable!

L'hommage à l'histoire des débuts du cinéma et de ce génie qu'était Georges Méliès sonne aussi juste que dans le film, avec juste cette petite touche supplémentaire d'authenticité et d'émotion que le livre fait ressortir...

"Il a mis un genou à terre pour me murmurer à l'oreille:
- Si tu te demandes parfois d'où viennent les rêves que tu fais la nuit, regarde bien autour de toi. C'est ici que nous les créons."
*
D'ailleurs en préparant cette chronique j'ai été bluffée en découvrant à quel point l'inspiration de cette histoire est véridique et basée sur le Georges Méliès historique:

J'ignorais qu'il avait vraiment tenu un magasin de confiserie et jouets à la gare Montparnasse... Il faut vraiment qu'un jour je me plonge à fond dans l'oeuvre et la vie de ce bonhomme
Voilà voilà, je suis donc totalement confirmée quand mon impression et je reste bien plus enchantée par le livre que par le film, bien que ce dernier gagne beaucoup au complément de la lecture.
Enfin, j'ai pas pour habitude d'en chercher plus sur l'auteur, mais au hasard de mes p'tites recherches je suis tombée en arrêt sur cette photo de Brian Selznick:

Ca me semble idéal pour conclure, si ce n'est que j'ajouterai que j'ai bien l'intention de chercher à lire le reste de son oeuvre par la suite
* * *
* *
*
Et bien sûr, je l'inclus à ma participation au Défi Steampunk, je le passe donc au mano-steampunkomètre:

- Technologie uchronique = 0/10 > non, originale mais historique
- Dirigeables = 0/10 > aucun
- Automates = 10/10 > complètement!
- Goggles = 0/10 > non
- Machines à vapeur = 4/10 > un peu, les trains...
- Savant fou = 5/10 > un peu aussi, avec Méliès
- Ère victorienne = 7/10 > Belle Epoque, pour moi ça compte aussi
- Métal riveté (mécanique) = 7/10 > un peu sur les horloges, les trains, l'automate...
- Engrenages = 10/10 > carrément, les horloges surtout.
- Célébrités d'époque = 8/10 > seulement Méliès, mais très présent.
Et nous voilà avec un total de steampunkitude de:
51%
C'est gagné


Hugo Cabret est un orphelin. Son oncle l’héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, le garçon a une obsession : achever de réparer l’automate sur lequel son père travaillait avant de mourir dans l’incendie du musée où il était employé. Hugo est persuadé que cet automate a un important message à lui délivrer…
Une fillette amoureuse des livres, un vieux marchand de jouets, hargneux, une clé volée, un dessin mystérieux, un précieux carnet de croquis forment les rouages de cette fascinante énigme.
Brian Selznick, à fois conteur, dessinateur et concepteur de livres, mêle l’illustration, le roman en image et le cinéma pour créer une forme de récit inédite et offrir au lecteur une expérience unique.
D'abord, y'a pas à dire, pour l'ambiance le livre se pose là.
Rien que la couverture et la mise en page intérieure, c'est très classe et vintage.
Ca rappelle les grands classiques du genre, tout en restant très original.
Et les imges les plus esthétiques qui justifiaient le film prennent ici toute leur valeur, avec une finesse des traits et une douceur du dessin absolument remarquables.

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"Au matin, les horloges de la gare attendent, comme toujours.
Sa tournée terminée, Hugo se lave le visage et les mains dans sa cuvette. Il a soif et très envie d'une tasse de café bien chaud. C'est impossible à voler, il faut qu'on vous le serve. En fouillant ses bocaux, il récupère quelques pièces.
Assis seul à une table, il commande son café. Il préfère payer quand il le peut avec la menue monnaie qu'il ramasse ici et là pendant la semaine, et il veille à ne pas dérober ce dont d'autres risquent d'avoir besoin. Ses vêtements proviennent des objets trouvés, il fait les poubelles pour y prendre du pain dur. Parfois, tôt le matin, il s'autorise à chaparder une bouteille de lait frais ou une pâtisserie sur la terrasse du café, comme son oncle le lui a enseigné. Les jouets sont une exception évidente au règles qu'il s'est données.
Le café est trop chaud. Pendant qu'il refroidit, Hugo regarde la foule des voyageurs qui se hâte à travers l'immense gare vers des milliers de destinations. Lorsqu'il les observe d'en haut, il les voit comme les rouages d'une grande machine tourbillonnante, mais, d'en bas, ce n'est plus que cohue bruyante et bousculade sans rime ni raison."
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Les personnages y sont beaucoup plus naturels, on est tout de suite en phase avec chacun d'eux - et ça pour moi c'est la grande différence qui change tout par rapport au film ^^

Et par sa forme, ce livre est très intéressant: quelques pages de texte régulièrement entrecoupées d'une belle illustration, mais aussi souvent toute une séquence de pages d'ilustrations, sans paroles, comme des instantanés.
Ca rend l'ouvrage très vivant, et ça ponctue le texte de petites pauses qui lui donnent un peu de recul, de perspective: c'est très agréable!

L'hommage à l'histoire des débuts du cinéma et de ce génie qu'était Georges Méliès sonne aussi juste que dans le film, avec juste cette petite touche supplémentaire d'authenticité et d'émotion que le livre fait ressortir...

"Il a mis un genou à terre pour me murmurer à l'oreille:
- Si tu te demandes parfois d'où viennent les rêves que tu fais la nuit, regarde bien autour de toi. C'est ici que nous les créons."
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D'ailleurs en préparant cette chronique j'ai été bluffée en découvrant à quel point l'inspiration de cette histoire est véridique et basée sur le Georges Méliès historique:

J'ignorais qu'il avait vraiment tenu un magasin de confiserie et jouets à la gare Montparnasse... Il faut vraiment qu'un jour je me plonge à fond dans l'oeuvre et la vie de ce bonhomme

Voilà voilà, je suis donc totalement confirmée quand mon impression et je reste bien plus enchantée par le livre que par le film, bien que ce dernier gagne beaucoup au complément de la lecture.
Enfin, j'ai pas pour habitude d'en chercher plus sur l'auteur, mais au hasard de mes p'tites recherches je suis tombée en arrêt sur cette photo de Brian Selznick:

Ca me semble idéal pour conclure, si ce n'est que j'ajouterai que j'ai bien l'intention de chercher à lire le reste de son oeuvre par la suite

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Et bien sûr, je l'inclus à ma participation au Défi Steampunk, je le passe donc au mano-steampunkomètre:

- Technologie uchronique = 0/10 > non, originale mais historique
- Dirigeables = 0/10 > aucun
- Automates = 10/10 > complètement!
- Goggles = 0/10 > non
- Machines à vapeur = 4/10 > un peu, les trains...
- Savant fou = 5/10 > un peu aussi, avec Méliès
- Ère victorienne = 7/10 > Belle Epoque, pour moi ça compte aussi
- Métal riveté (mécanique) = 7/10 > un peu sur les horloges, les trains, l'automate...
- Engrenages = 10/10 > carrément, les horloges surtout.
- Célébrités d'époque = 8/10 > seulement Méliès, mais très présent.
Et nous voilà avec un total de steampunkitude de:










SteamTouch
Commentaires
J'ai très envie de lire ce bouquin et encore plus en lisant ta chronique.
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